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Théâtre - 1997-1998 - Les petites heures - Pièce d'Eugène Durif - Mise en scène Alain Françon
Fiche technique : Décors : Jacques Gabel, Musique : Daniel Deshays - Costumes : Jacques Gabel - Lumière : Joël Hourbeigt - Conseil artistique : Myriam Desrumeaux - Travail chorégraphique : Caroline Marcadé
Représentations : * Théâtre National
de la Colline (15, rue Malte-Brun, Paris 20, Métro : Gambetta,
petite salle) du 18/09/97 au 26/10/97 à 21:00 sauf les Lundis
; Mardi horaire spécial : 19h00 ; Dimanche : matinée
à 16h00 (6 invitations : le 19/09/97 à 20:30:00, le
20/09/97 à 20:30).
* Théâtre National de Strasbourg du 5/11/97 au 15/11/97
(et, sous réserves du 20/11/97 au 21/11/97)
* Bonlieu (Scène Nationale) du 26/11/97 au 28/11/97
* CDDB Théâtre de Lorient du 4/12/97 au 6/12/97
* Comédie de Caen du 11/12/97 au 13/12/97
* Comédie de Saint-Etienne du 18/12/97 au 19/12/97
* Théâtre de la Manufacture du 9/01/98 au 16/01/98
* Comédie de Reims du 20/01/98 au 22/01/98
* La Métaphore (Lille) du 27/01/98 au 31/01/98 à 20:30
(Mardi horaire spécial : 19h00 ; Dimanche : matinée
à 16h00)
Avec : Clovis Cornillac (Tycho), Valérie de Dietrich (Sarah), Atine Le Barre (Alice), Antoine Mathieu (Jim)
L'histoire : Jim revient dans la maison familiale, en compagnie de Tycho, entrés comme par effraction, la nuit, dans une dépendance à l'abandon. Ils ont quitté lhôpital psychiatrique. Sarah et Alice, les deux, soeurs de Jim, sont demeurées dans la maison de l'enfance comme recluses et dans l'attente de son possible retour. L'intrusion de Tycho, l'étranger, perturbe l'ordre des retrouvailles et du souvenir. Jim n'est plus le même, de passage, dit-il. Dans cette sphère de l'enfance et de la mémoire, dont les deux femmes sont les gardiennes, Tycho, comme un chien dans un jeu de quilles, ramène brutalement la dimension du présent. Comme si, avec la nostalgie, il fallait enfin rompre, ils ne semblent être réunis que pour mieux s'éloigner, tenter d'élucider quelque chose des secrets indicibles de l'enfance et qui affleurent au passage du jour et de la nuit, aux petites heures de l'insomnie. A ce point précaire du passage, Jim et Tycho ne cessent de s'exhorter l'un l'autre à reprendre la route, pourtant comme immobilisés, retenus par l'impossible effort d'une parole murée, qui cherche la rencontre mais toujours se dérobe à lautre quand pointe trop fort la menace de l'emprise. Jim était poète, être de l'écrit, le passage à la communication orale semble figurer comme une blessure, une violence, un arrachement - écrit-il toujours ? Dans ce lieu et ce temps du passage où se situe la pièces la réponse n'est pas donnée traces décriture dans des carnets égrenés au long des séquences, l'écriture fut peut-être un refuge. Mais la route entrevue et rêvée qu'il trace avec Tycho au creux de l'insomnie semble indiquer pour l'écriture une voie ouverte, qui depuis l'intime, le secret, le moléculaire, peut rejoindre le monde, qui depuis le silence peut faire entendre quelque chose du bruissement du monde.
Les petites heures : La
critique : accessible
ci-dessous. 1997-1998
- Les petites
heures - Pièce
d'Eugène Durif - Mise en scène Alain
Françon
* Fiche
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* La
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